4 juin 2010 - Arrêté préfectoral
Extrait : La pratique de la pêche reste autorisée mais avec l'obligation de remettre vivants à l’eau les poissons pêchés.
Un second arrêté interdit l’utilisation de l’eau de la rivière Loue pour l’abreuvement du bétail.
La liste des communes concernées par ces arrêtés est la suivante :
- Amondans
- Cademène
- Cessey
- Charnay
- Châtillon-sur-Lison
- Chenecey-Buillon
- Chouzelot
- Cléron
- Courcelles
- Lizine
- Lods
- Montgesoye
- Mouthier-Haute-Pierre
- Ornans
- Ouhans
- Quingey
- Rouhe
- Rurey
- Scey-Maisières
- Vorges-les-pins
- Vuillafans
La baignade et les autres activités nautiques ne sont pas, pour l’instant, interdites, sauf sur des sites où l’interdiction est antérieure par arrêté municipal, pour des motifs de sécurité.
Il est cependant recommandé d’éviter d’ingérer de l’eau, de prendre une « douche soignée » après la baignade ou l’activité nautique et de nettoyer le matériel et les équipements de loisirs nautiques.
Une attention particulière doit être apportée aux jeunes enfants afin qu’ils n’ingèrent pas de substrats algaux ou d’eau ni ne jouent dans des zones d’eau stagnante.
Il est également recommandé de ne pas laisser approcher les animaux domestiques au bord de la rivière.
Lien de téléchargement dans la documentation.
Commentaire personnel :
La majorité des échantillons analysés montrent des taux de bactéries au double de la limite d'autorisation de la baignade, et jusqu'à 14 fois supérieurs !
Si vous voulez vous débarrasser de vos gosses c'est le moment d'en profiter ! 

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Commentaires
HOTU
je me souviens de bancs considérables de hotus dans la basse vallée de la Loue, spectacle permanent d'éclairs fugaces dans l'eau cristalline des ombres et quelques truites mêlées, des barbeaux et autres espèces plus typiques comme le blageon, la siffle etc.... mais c'était le passé.
Au même endroit aujourd'hui, on ne voit plus le fond au delà de 0,80 m, un hotu tous les km, ni ombres, ni truites ni blageons.....
les algues bleus ont bon dos : la pollution chimique est ultra présente (une partie vient du DOUBS), la pollution organique est, elle aussi, bien et de plus en plus présente (épandage des élevages, engrais chimiques pour faire trois coupes d'herbe par an etc....) et en plus on prélève de plus en plus d'eau pour alimenter les bovins et quelques bisontins ....
Il faut que ça cesse ou alors déclarons tout de suite la rivière : égout public au service de l'industrie de l'agriculture intensive et du confort de Besançon ... On peut très bien déménager vers d'autres lieux où le courage politique et la crétaivité ne sont pas l'appanage de l'exception
Pisciculture pas mise en cause
Que la pollution vienne en partie du Doubs, ce n'est pas impossible, mais comment expliquer que les poissons n'ont pas étés touchés au-dessus de Lods ?
La pisciculture a été mise hors de cause, mais c'est étonnement là que les problèmes commencent.
Ce qui est certain c'est qu'il n'y a pas qu'une source de pollution et que l'on sature à tous les niveaux. La moindre merde fait déborder le vase.
Pisciculture pas mise en cause
Je me demande bien comment on a pu arriver aussi vite à une telle conclusion ? Vous venez d'écrire qu'il y a une relation géographique directe de cause à effet non ?
Quoiqu'il en soit c'est en aval de LODS que les prélèvements gigantesques (45 000 000 de m3 par an) commencent.... il faudrait réduire ceux-ci d'abord si on veut sauver la LOUE.
Les bisontins peuvent prendre l'eau dans leur rivière, comme les parisiens le font !
Pisciculture pas mise en cause
Pour la mise hors de cause de la pisciculture, je l'ai entendu au forum organisé lors du salon de Rurey (mais je ne me rappelle plus qui l'a prononcé).
Pour la relation géographique, en temps que pêcheur, j'ai constaté (et nous sommes nombreux à avoir effectué le même constat) que la population des poissons adultes (de 35 à 55 cm) est bien représentée sous le pont de Lods et en amont. Alors qu'après le ruisseau de la pisciculture (premier bâtiment à l'entrée du village en montant) on ne trouve pratiquement plus que des poissons de moins de deux ans.
Si c'est un problème de température d'eau c'est une coïncidence étonnante…
Mais la zone de transition est d'environ 150 m. Les ombres plus mobiles sont un mauvais indicateur mais pour les truites très sédentaires c'est le cas.
Pisciculture pas mise en cause
N'oubliez pas les pêcheurs de la basse Loue qui ont vu leur rivière se dégrader depuis plus de 20 ans....C'est quasiment devenu une rivière de deuxième catégorie ... mais avec un régime d'oued.
Vous autres de la haute vallée ne bougiez pas quand on tirait la sonnette d'alarme ... vous aviez encore vos beaux parcours à mouche et vos touristes ... aujourd'hui que vous êtes touchés, et gravement, vous vous réveillez ? mais avant ? on ne vous a pas beaucoup vus !!
Restaurer la LOUE ne se fera pas sans les gens de la basse vallée qui ont perdu leurs touristes pêcheurs d'ombre.
Nous avons depuis plus longtemps que vous constaté avec les inventaires de l'université, la réduction très importante de la qualité de la rivière.
Vous cherchez des responsables partout àlors que le mal est très profond même s'il se déclare plus tradivement dans la haute vallée que chez nous "du bas ....."; la pisciculture ne doit pas être un bouc-émissaire, pas plus que la station d'épuration d'Ornans.
Le mal vient de la diminution des volumes qui s'écoulent dans la rivière et qui diminuent d'année en année tant les prélèvements sont importants et partent hors du bassin .... (Besançon, Bassin du Cusançin) et ce n'est pas cette eptite canicule d'aujourd'hui qui va changer les choses... d'ailleurs j'invite les gens du "haut" à visiter la basse vallée pour constater le désastre ....
A pollution égale (déjà très importante tant chimique que organique) moins il y a d'eau, plus elle se fera sentir cqfd .
la première des choses à faire est de prendre l'eau pour l'alimentation des bisontins d'abord et de tous les autres ensuite, ailleurs que dans les nappes qui alimentent la rivière quitte à stocker de l'eau que l'on aurait capté dans la rivière pendant les hautes eaux de printemps et d'hiver.
Puisque Besançon nous prend énormément d'eau pour la salir et la rejeter dans le Doubs pourquoi Besançon ne prendrait pas aussi les eaux usées des villages de la haute vallée et des plateaux pour les traiter sur sa station d'épuration ?
Pollution organique
salut amis de la LOUE
toutes ces bêtises que l'on dit et écrit cela est affligeant et cela fait causer aux comptoirs des bistrots ...
Les problèmes de la rivière sont dus aux prélèvements excessifs pour alimenter le confort des habitants des plateaux ... mais aussi de Besançon qui ne renvoie en compensation aucune eau dans la LOUE donc perte nette de débit (à noter plus de 50 000 000 de m3 par an)
Ne pas oublier aussi que le débit de la LOUE provient (à sa source) à 50% du DOUBS (pertes de Doubs et Arçon) et que le DOUBS est déjà pollué en aval de Pontarlier..
Ne pas oublier que nombre de scieries et autres industries du bois traitent le bois et que cette pollution est ultra toxique même à des doses infinitésimales et qu'elle traverse les stations d'épuration sans être épurée....quand il y a des stations ... on sait que le plateau est un peu l'ouest du Pecos (sic !)
La pollution de la LOUE qui perd son eau au profit des robinets des bisontins est chimique + organique (élevages qui pratiquent l'épandage sans aucune station d'épuration) .. etc... etc... bref pas de quoi se réjouir.
Les algues bleues ? c'est une piste qui ira dans le mur et sur laquelle les autorités veulent entrainer tout le monde pour l'endormir dans des études sans fin et sans autre but que de faire quelquechose pour gagner du temps: mais il ne faut pas se laisser faire !!
Algues bleues : attention à l'intox !
La loue souffre des maux de la société et du confort que le marché cherche et réussit à nous imposer depuis 60 ans....
Déjà :
1) il y a trop de prélèvements .... et qui vont finir dans le Doubs à Besançon d'où une perte hydrologique nette sans compensation
2) la pollution chimique est de plus en plus présente ( traitement des bois sur le plateau, pesticides pour lutter contre les campagnols, herbicides dans les prairies etc.... etc.... et elle ne peut être traitée dans les stations d'épuration actuelles
3) les élevages sont de plus en plus nombreux et aucun ne possède de système de traitement des effluents et ils pratiquent tous l'épandage ... voir les résultats sur le Dessoubre.
Alors, le problème des algues bleues .... tout ça c'est de l'intox comme si on faisait croire à un malade qu'il sera guéri si on soigne sa grippe alors qu'il a en plus un cancer ....
Amis de la LOUE, depuis 2004, les autorité scientifques ont alerté le pouvoir sur le désordre que subissait la LOUE : 80% des espèces ont disparu en 40 ans ... et on sait de quoi on parle !! il est désormais difficle de pêcher un vairon à Arc et Senans et le hotu même a disparu !!
Alors, les algues bleues, elles ont toujours existé et le problème n'est pas là ! le "Cyan..." de cyanophycées veut dire BLEU et non toxique poison = cyanures ... pas d'affolement donc et les vraies responsables sont ailleurs.
Dossier cyanobactéries
Pour la couleur cyan, on est d'accord, mais leurs toxines s'appellent des cyanotoxines et ça a de quoi filer le blues. Voir le dossier plutôt complet dans la documentation : http://www.lalouve.org/content/les-cyanobacteries
Y'a t'il un chimiste parmis nous ?
J'en appel aux experts, y'a t'il un risque de prolifération d'un milieu à un autre (par les waders par exemple).
Je m'explique, si un pêcheur se livre au wadding à Chenecey par exemple, puis qu'il fait une partie de pêche sur un autre site non contaminé, par exemple... bon, là j'ai pas d'exemple... mais y'a t'il un risque de contamination (les cyanobactéries étant surtout activent en milieu azoté...) ?
Dans notre cas, sur la Loue, ce risque est-il inexistant, fort ou faible ?
risque de prolifération
Oui et pas seulement des cyanobactéries, personnellement j'ai mis sur le site de mon AAPPMA une recommandation aux pêcheurs pour désinfecter leur matos avant de changer de rivière voire même de secteur sur la même rivière.
Si on en trouve aujourd'hui à Goumois il est fort probable que des pêcheurs de la Loue les aient transporté là bas !
Il faut surtout être prudent avec les cuissardes en Néoprène ou en Goretex, et encore plus avec les chaussures de wading. Trempage dans de l'eau javellisée ou chlorée nettoyage et bon rinçage. Et moi je mets à tremper ensuite avec de l'eau vinaigrée (vinaigre d'alcool) ça neutralise le chlore et ça tue aussi des bactéries.
Tout pêcheur qui respecte les rivières devrait le faire systématiquement mais c'est très loin d'être le cas. Faudrait aussi le dire aux canoës !
cyanobactéries
Salut antoine,sur wikipédia, il est indiqué que ces algues peuvent résister a une période de sècheresse car elles se crééent une ceinture visqueuse pour résister a la chaleur.Elles ont 350 milliards d'années et on disparaitra avant elles.
"Une attention particulière
"Une attention particulière doit être apportée aux jeunes enfants afin qu’ils n’ingèrent pas de substrats algaux ou d’eau ni ne jouent dans des zones d’eau stagnante."
Les enfants ont ils le droit de jouer avec les cadavres de poissons trouvés sur le bord des rives?